Un porte-cartes RFID fonctionne grâce à une couche métallique qui bloque les ondes radio : tant que la carte est rangée dedans, un lecteur sans contact ne peut pas dialoguer avec sa puce. Est-ce indispensable ? Non. C'est une précaution simple et discrète, à condition de savoir précisément contre quoi elle protège. Voici comment fonctionne un porte-cartes RFID, et ce que le risque représente réellement.
Comment fonctionne le paiement sans contact
Une carte sans contact contient une puce et une petite antenne. Quand vous l'approchez d'un terminal, celui-ci émet un champ radio qui alimente la puce et lui permet de transmettre les informations nécessaires au paiement. La carte n'a pas de batterie : sans lecteur tout près, elle reste muette.
En France, le paiement sans contact sans saisie du code est limité à 50 € par opération depuis mai 2020. Au-delà, votre code confidentiel est demandé.
Comment fonctionne un porte-cartes RFID
RFID signifie identification par radiofréquence : c'est la technologie qu'utilisent les cartes bancaires sans contact, de nombreux passes de transport et badges d'accès. Un porte-cartes RFID intègre une couche métallique qui fait écran aux ondes : le champ du lecteur ne traverse pas l'étui, la puce n'est pas alimentée, rien n'est transmis. Le principe ne demande ni pile ni réglage.
Conséquence pratique : la protection vaut pour toutes les cartes sans contact rangées dans l'étui, y compris votre passe de transport ou votre badge. Pour vous en servir, il faut les sortir.
Ce que le risque représente vraiment
Depuis fin 2012, les puces des cartes bancaires ne transmettent plus en sans contact le nom du titulaire ni l'historique des transactions. Le numéro de la carte et sa date d'expiration, en revanche, pourraient encore être interceptés par un appareil malveillant placé tout près.
Selon La Finance pour tous, la fraude sur les paiements de proximité n'a pas augmenté depuis la mise en place du sans contact. Le risque existe, mais il reste faible : un porte-cartes RFID ne vous protège pas d'une menace courante, il supprime une possibilité.
En avez-vous vraiment besoin ?
Un porte-cartes RFID est utile si vous gardez vos cartes en vrac dans une poche, si vous passez du temps dans des transports bondés ou si vous voyagez souvent. Il ne remplace ni la vigilance ni l'alerte de votre banque en cas d'opération suspecte.
D'autres solutions existent : la même source rappelle qu'on peut demander à sa banque de désactiver le sans contact, ou une carte sans puce NFC. Le porte-cartes RFID a l'avantage de laisser le choix : vous gardez le paiement sans contact, et vous décidez quand sortir la carte.
Bien choisir son porte-cartes RFID
- Pour une protection rigide : Le Blindé (49,90 €) associe une coque en aluminium, qui empêche aussi les cartes de se plier, à une éjection par pression du pouce.
- Pour le plus léger : Le Carbone (39,90 €), 9,5 × 6,5 × 1,7 cm, déploie les cartes en éventail.
- Pour cartes, billets et papiers : Le Slim (39,90 €) accueille jusqu'à dix cartes, avec protection RFID, une fenêtre pour la carte d'identité et une poche zippée.
Questions fréquentes
Faut-il sortir la carte pour payer ?
Oui. L'étui bloque toute lecture sans contact, celle du terminal de paiement comme les autres. Sortez la carte, payez, rangez-la.
Mon téléphone est-il protégé ?
Non : un porte-cartes ne protège que les cartes qu'il contient. Le paiement par téléphone obéit à ses propres règles de sécurité, gérées par votre téléphone et votre banque.
Toutes mes cartes sont-elles concernées ?
Seules les cartes sans contact le sont ; elles portent en général le symbole des ondes sur leur face.
Six de nos sept porte-cartes sont équipés de la protection RFID : retrouvez-les dans la collection porte-cartes.